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Evaluer les connaissances en Français.
Plusieurs cas de figure se présentent :
- Le jeune a pratiqué la
langue française comme langue vivante à l'école dans son pays et a quelques
connaissances, d'autant plus affirmées que ses parents l'on préparé au projet
migratoire
- Le jeune vient d'un pays francophone d'Afrique mais n'était scolarisé que
de manière peu soutenue
- Le jeune ne parlait pas du tout le français, mais a acquis quelques bases,
en arrivant en france, et attendant la rentrée, soit par des cours type Alliance
française ou autre stage intensif ou extensif.
Il est donc intéressant d'évaluer la qualité des acquisitions pour mieux gérer l'hétérogénité en ciblant le type de classe d'accueil ou pour éventuellement mettre directement l'élève en classe avec les jeunes de son âge, tout en lui permettant un renforcement ou un soutien, ce qui est souvent souhaitable si l'élève " se débrouille " bien .
Nous avons donc construit une épreuve évaluant diverses capacités telles :
- reconnaître
un signe
- retrouver un son dans un mot
- recopier des lettres ou des phrases simples
- classer par ordre alphabétique
- reconnaître le rythme d'une phrase
- reconnaître le sens d'une phrase
- traitement des phrases lacunaires
- mettre
la ponctuation d'un texte court
- conjuguer aux temps simples
- lire l'heure
- décrire une situation sur une image
- rédiger quelques phrases personnelles
Cette épreuve est complétée par une épreuve orale :
- lire
les chiffres, les minuscules, les majuscules d'imprimerie
- lire des syllabes simples ou complexes, ou des graphies
à sonorités proches
- écrire des sons dictés
Nous pouvons penser après cette courte expérimentation et suivi d'élèves qu'un élève étranger arrivant en france, qui obtiendrait entre 120 et 130 au total de l'écrit, pourrait suivre en classe ordinaire assez rapidement et réussir à s'adapter en français, que ce soit en collège ou en lycée, car il aurait prouvé ses capacités à réaliser les repérages essentiels pour " entrer " en situation de lecture, de compréhension et d'écriture de la langue.
Cette épreuve permet de voir les écarts à la bonne entrée en lecture et écriture pour des jeunes et de prévoir les attentions pédagogiques à leur réserver pour réussir.
En l'an 2000, les partenaires italiennes envisagent de se doter d'un outil semblable en langue italienne.