Quel devenir après l'accueil ?
Où en sont ils ? Où en sont elles ?
Où en sommes - nous ?

Dans les quatre pays partenaires ( France, Grèce, Italie et Luxembourg), l'année 2000 est marqué par l'arrivée massive d'adolescents étrangers. Souvent âgés, ils étaient peu scolarisés antérieurement.

Les jeunes filles souvent moins scolarisées que les garçons ont un désir très fort " faire longuement des études " tandis que les garçons sont plutôt demandeurs de formations techniques qualifiantes. Dans les Académies, les responsables administratifs, les conseillers d'orientation - psychologues et les enseignants ont dû" faire face dans l'urgence "

Ce dernier Tome de Kaléidoscope s'attache à suivre les parcours de jeunes ayant fréquenté les classes d'accueil en France, puisque la France a initié cette formule qui se développe au Luxembourg et débute en Italie. Le choix français a donc été de suivre quatre types de populations
- ceux qui ont quitté depuis deux ans une classe d'accueil ( Ile de France)
- ceux qui ont quitté une classe ENSA pour élèves Non Scolarisés Antérieurement à Paris ( spécificité parisienne )
- ceux qui ont suivi sur les dix dernières années la classe d'accueil du Collège Twinger avec son fonctionnement pédagogique bien réfléchi
- en province ( Grenoble, Aix, Limoges et Montpellier) des jeunes qui ont eu l'accueil tel que nous le préconisions dans les deux tomes précédents.
Ce sont les témoignages de ces jeunes que nous livrons à la réflexion.

Ce dernier tome montre également comment la situation a évolué dans les autres pays et nous avons la satisfaction de voir qu'en Italie et au Luxembourg, les développements positifs sont manifestes.

Les travaux pointent les éléments facilitant l'intégration et la réussite scolaire du point de vue de plusieurs thématiques touchant le sujet - élève et sa famille en interaction avec l'école ou l'environnement.

Nous remarquons que ces jeunes ont des capacités importantes à faire des efforts rapides et à les maintenir dans la durée si des regards positifs les y encouragent. Le mot volonté est celui qui décrit le mieux nos élèves qui rebondissent après avoir connu l'adversité, qui s'enthousiasment, espèrent réaliser leurs rêves et souvent y réussissent, car l'école est fortement investie par eux et leur famille. Parfois la dimension temporelle joue contre eux et il est nécessaire de mettre en place des soutiens d'accompagnement en langue et méthodologie après la classe d'accueil .

Si l'école est un élément fondamental pour se sentir bien dans un nouveau pays, nous remarquons aussi l'importance du facteur Ville qui produit des stratégies différentes en ce qui concerne l'intégration psychosociale, selon la capacité de la ville à oser une ouverture à l'interculturel.

Nous espérons que ce dernier tome, comme les deux précédents, contribuera au bon développement de l'accueil, de la scolarité et de l'orientation des élèves allophones.