SUIVI DES VARIATIONS ET FLUCTUATIONS DES CHARGES ET DE LA PRODUCTION


ANALYSE DE FREQUENTATION
La
Banque de Crédit, de Dépôt et d’Epargne a de fortes ambitions de
croissance, mais ses moyens financiers sont limités et font obstacle à
l’augmentation de ses effectifs.
Par ailleurs, le climat social est, actuellement, un peu conflictuel dans l’établissement, le personnel se plaignant de sa charge et de sa durée de travail excessive. Certains salariés demandent, notamment, à bénéficier d’aménagements d’horaires pour améliorer leur vie privée. Certains sollicitent, en particulier, la possibilité qu’un temps partiel leur soit accordé, surtout le samedi ou le mercredi.
Pour y voir plus clair dans la situation et les possibilités d’aménagements envisageables, vous venez de faire effectuer, par l’informatique (à partir des transactions réalisées sur les terminaux par tranche horaire), une analyse des fluctuations de fréquentation dans les agences de la banque, qui sont actuellement ouvertes de 8 heures 30 à 12 heures 15 et de 13 heures 30 à 18 heures en semaine (du mardi au vendredi) et de 8heures 30 à 12 heures 30 et de 13 heures 30 à 16 heures le samedi.
Les résultats qui vont ont été fournis figurent ci-après.
Qu’en pensez-vous et que suggéreriez-vous d’entreprendre ?
RESULTATS DE L'ANALYSE DE FREQUENTATION PAR TRANCHE

RESULTATS DE L'ANALYSE DE FREQUENTATION PAR TRANCHE HORAIRE, APRES HOMOGENEISATION DES INTERVALLES DE CLASSES

Les horaires hebdomadaires d’ouverture (4 X 8 h 15 + 6 h 30 = 39 h 30) dépassent largement les 35 heures légales, même si l’on ne tient pas compte des temps d’installation et de rangement de début et de fin de journée. On ne pourra donc pas éviter d’accepter une réduction des horaires de présence.
Il existe, par contre des périodes de faible sollicitation (après midi en semaine, soir après 17 h 30, samedi, après 15 h) qui devraient permettre une réduction d’ouverture de 4 heures).
De plus les mercredi, jeudi et vendredi matin la fréquentation est nettement moindre, ce qui pourrait permettre, en accordant des temps partiel de dégager un effectif commercial de substitution.
LES ACTIONS ENVISAGEABLES POUR AMELIORER LA GESTION DES SURCHARGES TEMPORAIRES PERIODIQUES OU SOUDAINES
1- Les remèdes palliatifs, consistant à adapter les moyens aux charges, sont trop souvent envisagés d’emblée :
Utiliser
“ l’élasticité du moyen humain ” : demander des
efforts ou des heures supplémentaires
Augmenter
les effectifs
Employer
des ressources occasionnelles : intérim,…
Faire
appel à la sous-traitance
Mettre
en place des affectations temporaires d’agents d’autres unités
Constituer une équipe volante ou de renfort
2- On a souvent intérêt à envisager une démarche de lissage, visant à « écrêter les pointes »
Mener une étude de l’existant :
définir
la nature et l’ampleur du problème,
recenser
les différentes activités effectuées,
apprécier
le caractère réellement impératif des échéances,
quantifier les variations de charges,…
Puis envisager des actions préventives telles que :
supprimer
les sources de fluctuation des charges,
anticiper
les accoups,
accroître
la productivité dans les tâches qui se superposent,
augmenter
la polyvalence ou, au contraire, le filtrage par le passage obligé par des
postes spécialisés,
dissocier
les activités qui coïncident,
réaliser à l’avance de tout ce qui peut l’être,…
Avant de tenter de mettre en œuvre des mesures curatives :
étaler,
différer ou reporter à plus tard les travaux qui s’accumulent aux mêmes
moments,
constituer
un stock tampons de travaux en attente,
ajuster le nombre de postes ouverts aux volumes à traiter en aménageant les horaires du personnel,...