Historiquement, la qualité était obtenue par le contrôle, procédure souvent coûteuse, chronophage et pas toujours efficace en raison de son caractère correctif voire « curatif ».
Un progrès important dans l’obtention de la qualité fut la mise en place d’une démarche d’assurance de la qualité, reposant sur un mode d’organisation de l’entreprise et de responsabilisation des personnels des différentes fonctions, régulièrement suivi et surveillé par des audits
Dans cet environnement d’assurance de la qualité, l’audit qualité « est une méthode d’évaluation de risque concernant une activité ou un produit donné, grâce à un examen détaillé de son processus de réalisation. Il porte essentiellement sur l’organisation et les méthodes de travail et doit déboucher sur des propositions permettant de supprimer les dysfonctionnements et les risques avérés. » (C. Doucet- « L’audit qualité » Qualité Références avril 2002)

Nouvelles exigences (v.2000)...
Dans le modèle de processus, trois nouvelles exigences de l'ISO 9001 (2000) permettent de faire le lien avec le cycle d'amélioration continue :
-
Le
point de départ de la nouvelle norme est une analyse initiale des besoins et
attentes des clients dont les résultats constituent les fondations de la
politique qualité attendue.
-
La
mesure des processus contribuant à satisfaire les exigences du client permet à
l'entreprise d'évaluer sa performance interne. Le suivi de cette mesure
s'effectue au travers d'indicateurs qui caractérisent l'écart entre la qualité
voulue et la qualité réalisée.
-
La
mesure de la satisfaction du client consiste à mesurer l'écart entre la qualité
perçue et la qualité attendue.
Dans les
nouvelles exigences de l'ISO 9001 (2000), deux concepts clés pour la qualité
dans les activités de service, sont particulièrement renforcés :
1-
Orientation client :
-
l'analyse
initiale des besoins et attentes des clients,
-
la
sensibilisation des acteurs en interne sur ces besoins et attentes,
-
la
communication avec le client,
-
la
mesure de la satisfaction client,
constituent
quatre nouvelles dispositions qui traduisent le principe de la "voix du
client dans l'entreprise".
2- Ressources humaines :
-
l'évaluation
de l'efficacité des formations,
-
la
prise en compte des aspects de compétence et de qualification,
-
un processus
de sensibilisation sur l'impact de la contribution individuelle des acteurs à
l'obtention de la qualité,
sont sources de mobilisation et de responsabilisation des acteurs.
"L'auditabilité" correspond au caractère prouvable d'une exigence pour laquelle on peut déterminer, de façon non ambiguë entre auditeur et audité, par des entretiens, l'examen de documents et de données et l'observation de situations, que les activités et résultats sont conformes et efficaces.

=> ex : l'Audit Documentaire consiste à vérifier que le système documentaire répond aux exigences de la norme et est appliqué.
Audit Qualité = suppose définition
préalable d'objectif qualité
entre ce que je dois faire et ce que je voudrais faire
Le concept de l'audit qualité permet de mieux comprendre la nuance entre la conformité et l'efficacité d'un système de management de la qualité.
La norme
impose de procéder à des audits qualité
internes.
(Ils
serviront de preuve à l'auditeur externe que l'application du système qualité
est réelle, suivie et améliorée).
On appelle audit
interne, un audit demandé par le responsable du secteur audité. Un audit
interne peut donc être réalisé :
- soit par du personnel de l'entreprise qui sera correctement formé et indépendant du secteur audité, car on ne saurait auditer son propre travail
- soit par
une (ou plusieurs) personne extérieure.
L'audit qualité interne est défini comme un examen méthodique et indépendant qui détermine si les activités et les résultats relatifs à la qualité satisfont aux dispositions préétablies (qui constituent le système qualité) si elles sont mises en œuvre correctement et permettent d'atteindre les objectifs.
La conformité consiste à mesurer des écarts entre "ce que je fais" et "ce que je dois faire" : dans la pratique, elle correspond souvent à des audits documentaires où l'entreprise vérifie si son système documentaire (manuel qualité, procédures, instructions de travail, etc) répond aux exigences normatives et s'il est appliqué

Les audits
doivent être, outre un moyen nécessaire pour entretenir l'assurance de la
qualité, un des outils de progrès vers la qualité totale.
Les audits sont, en général, annuels.
La vérification
du respect de la norme, l'occasion de proposer des améliorations sur toutes les
façons de faire au moindre coût, en respectant toutes les exigences des
clients.
Ces
rencontres doivent être bien préparées et très à l'écoute des utilisateurs.
Toutes les remarques ou suggestions de ces derniers doivent être notées, les
fiches d'anomalies examinées.
Ces
propositions, si possible classées par priorité, doivent permettre au comité de
direction lors des réunions de pilotage, ou de la revue de direction,
d'orienter le plan annuel de progrès (PAQ).
Le concept
de l'audit qualité permet de mieux comprendre la nuance entre la
conformité et l'efficacité d'un système
de management de la qualité.

Audit par
tierce partie :
-
certification,
suivi et renouvellement.
Audit par
seconde partie :
-
fournisseur
audité par un client.
Audits
internes, exigence d’ISO 9001,2, 4.17.
-
audit interne
= rapport à la Direction et aux responsables des activités auditées,
-
audits
initiaux : conformité à ISO, mise en oeuvre,
-
audits
ultérieurs : efficacité, amélioration et bien sur, maintien de la conformité.
L'audit se base sur des faits avec des documents écrits.
Savoir distinguer un fait d'une opinion :
Un fait
- vérifiable
objectif indiscutable mesurable unitaire simple (?)
Une opinion
- affirmée
subjective contestable qualitative synthétique complexe (?)
Une question
efficace :
-
est
unique (ne pas poser deux questions en même temps)
-
est
compréhensible
-
à un
destinataire
-
est
utile.
Après quoi :
- il faut écouter la réponse
- laisser du temps pour répondre.
Introduction
:
-
rappel
du but et du plan de l’audit,
-
vérification
de la disponibilité des interlocuteurs.
Observation
:
-
questions,
écoute, reformulation,
-
prise
de notes,
-
éventuelles
questions au responsable,
-
synthèse
entre auditeurs, observations.
Rapport
verbal aux audités.
Rédaction du
rapport.
Respectez
votre interlocuteur :
-
utilisez
son vocabulaire,
-
laissez-lui
le temps de réfléchir,
-
patience...
résistez aux silences,
-
reformulez
: «si j’ai bien compris...»
Evitez :
-
les questions
en rafale,
-
les
phrases longues contenant plusieurs questions,
-
les
questions «fumeuses» ou «vaches».
Description des observations
Elles
doivent séparer les faits, les opinions et les sentiments et n’exprimer que des
faits,
-
fait :
"le document XY utilisé n’est pas cité dans la procédure P3.2",
-
opinion
: "les gestionnaires de commande sont distraits..."
-
sentiment
: "ça m’énerve !"
Les faits
décrits doivent être compréhensibles et admissibles par tous, il faut retrouver
les 3 parties :
1.
exigence,
norme ISO 9001,2, documentation qualité, demande de client, règlements et
normes régissant l’activité.
2.
défaillance,
décrite factuellement,
3. «preuve tangible», démonstration, accord de l’audité (audit interne) ou du Responsable accompagnant l’auditeur (audit de certification).
Qualité attendue : la qualité attendue par le client
correspond au niveau de qualité souhaité par celui-ci.
Qualité voulue : la qualité voulue par l'entreprise correspond
au niveau de la qualité que celle-ci souhaite atteindre. Elle est définie à partir
de la qualité attendue, de la compréhension que j'en ai, des contraintes
externes et internes et des équilibres financiers.
Qualité réalisée : la qualité réalisée correspond au
niveau de la qualité obtenu, au jour le jour, dans des conditions de
fonctionnement réelles. Le niveau de qualité réalisé est mesuré par des
indicateurs qualité mis en place à l'intérieur de l'entreprise.
Qualité perçue : la qualité perçue correspond au
niveau de qualité expérimentée, de façon plus ou moins subjective par les
clients.
=> Ces
quatre niveaux de qualité doivent être le plus proche possible les uns des
autres. Le cycle d'amélioration est donc sans fin.

-
reformulez les questions mal comprises en
utilisant vos propres mots : «si j’ai bien compris votre question, vous me demandez...»,
-
répondez brièvement, en restant au plus près
de la question,
-
évitez les grands développements, vous
tendez des perches... EVITEZ de rester en retrait, vous donneriez l’impression
de cacher quelque chose.
-
acceptez les remarques, demandez des explications,
vous pourrez répondre ou apporter des démonstrations au cours de la suite de
l’audit.
Audit de certification...
à propos des écarts.
-
ne
contestez pas les écarts au cours de la réunion de clôture.
-
faites-vous
expliquer les écarts : la réponse de l’auditeur comporte le plus souvent des
pistes sinon des conseils de réponse.
-
le rapport
signé engage l’auditeur, il ne peut plus ajouter d’écarts, votre signature
prouve que vous avez pris connaissance des écarts, les avez compris... sinon
admis.
...Après l'audit
En stricte
orthodoxie, l'auditeur ne fait pas de préconisation.
S'il en fait
malgré tout, elles ne peuvent intervenir qu'après l'intervention des audités et
en complément.
Les audités
se seront au préalable appropriés les observations soulevées au cours de
l'audit
Faut-il
choisir un auditeur parmi le personnel ou à l'extérieur ?
- Les audits
faits par le personnel ou la hiérarchie améliorent la communication et
l'échange d'expérience au sein de l'entreprise.
Il
permettent aux auditeurs de voir ce qui se passe dans d'autres services.
Ils peuvent
faire naître un esprit de solidarité.
- Les audits
fait par des auditeurs extérieurs permettent d'avoir une information critique
du système par rapport à celui des autres entreprises.
Avec les normes ISO 9000 (2000) et leur orientation vers
l'efficacité des processus, les auditeurs devront davantage se mettre dans la
peau du client, s'immerger dans l'entreprise selon une approche systémique et
raisonner en termes de risque d'insatisfaction du client
En conclusion, l’audit est un des leviers majeurs de
la mise en place et de l’amélioration continue d’un système qualité. Il ne
s’agit pas d’un contrôle de conformité, mais d’une évaluation du bon
fonctionnement de l’organisation, qui ne s’interdit pas de remettre en cause le
bien fondé des règles existantes pour les faire évoluer si elles ne paraissent
pas adaptées.