Pour le
client : aptitude du produit à satisfaire ses besoins.
Pour la
production : aptitude à fabriquer des produits qui satisfont les besoins des
utilisateurs
Management total de la qualité, « TQM »
= Mobilisation de tout
le personnel de l’entreprise pour améliorer :
-
La
qualité des produits et des services,
-
L’efficacité
du fonctionnement
-
La
pertinence et la cohérence des objectifs avec l’évolution de l’environnement


Quatre composantes d'un dispositif de
TQM...
1- La connaissance des besoins et des attentes
des clients
-
instauration
d'un dispositif d'écoute structuré de leurs demandes,
-
par
segments différenciés de clientèles ciblées...
-
et
d'observation de leurs comportements de consommation et de leurs pratiques dans
l'utilisation des prestations fournies),...
-
qui
débouche sur la détermination de
"standard" et "niveaux de services" garantis (du type
"quarante-huit heures chrono")
2- La mise en place d'indicateurs
-
de mesure de performances
qualitatives par
rapport à ces aspirations des clients (quantifiant la conformité des
prestations aux engagements pris et la fréquence des anomalies)
-
mais aussi
permettant d'apprécier le niveau et l'évolution de la satisfaction des clients, ce qui peut nécessiter la mise en place d'enquêtes périodiques et
l'instauration de suivis des comportements de fidélité des clients.
3- La mise en place de démarches d'amélioration,
qui prennent, le plus souvent, la forme de groupes
participatifs de recherche, en
continu, de toute améliorations
possibles de la pertinence de ce qui est apporté aux clients.
Ces
actions de progrès peuvent s'appuyer sur des opérations de benchmarking (comparaisons avec les meilleures pratiques
extérieures) et passer par la reconception
des processus qui assurerent la coopération
entre les différentes entités contribuant à la réalisation de ce que demandent
les clients.
4- L'instauration d'une organisation qui
assure la conformité des prestations aux engagements pris.
Il
peut s'agir de définir par écrit et diffuser une Charte de la qualité, un Manuel
qualité, dans lequel sont reprises les normes
et procédures et les listes de contrôle qui permettent de garantir aux clients
que ce qui leur a été promis leur sera effectivement fourni.
Cette formalisation des règles de la
bonne exécution du travail et des conditions pour qu'elles soient appliquées, peut
déboucher sur l'obtention d'une reconnaissance extérieure de l'effort accompli
pour la satisfaction complète des clients, sous forme de Certification.
Référentiel =
"ce que je dois faire"
ex :
spécification
réglementation
norme
procédure
instruction
règle de l'art...
=> ISO 9001 - 2 - 3, un
référentiel
Toute
entreprise est un "système qualité",
-
son
"produit" est le résultat de son activité,
-
la
qualité se confond avec l'activité,
-
l'entreprise
fait déjà de la qualité, mais...
-
la
confiance des clients s'acquiert petit à petit,
-
le
certificat est conçu pour donner confiance a priori à ceux qui ne connaissent
pas encore le produit
-
les
normes ISO 9000 sont une structure de description de système qualité.
Une
entreprise satisfait en général déjà 90 % des exigences de la norme, il lui
reste à décrire son activité en adaptant la norme à cette activité ET PAS LE
CONTRAIRE.
Le
certificat ISO 900X reconnaît l'ensemble.

Les normes de la "ligne de produits 2000" sont intégrées comme de véritables outils de management et favorisent la recherche permanente de progrès et l'engagement d'une stratégie qualité offensive. La voix du client dans l'entreprise et le renforcement de la composante ressources humaines incitent le manager à se positionner comme "le" vrai responsable de la qualité.
La série des normes ISO décrit le
système d'assurance qualité.
La première
version des normes ISO 9001,-2,-3 a été publiée en 1987 ; de caractère
manufacturier elle a été suivie en 1994, par une révision plus facile à
transposer aux services, insistant sur les clients et les actions préventives.
Les 9004,
utilisées pour mettre en place un système qualité en donnent une vue complète.
Les 9001,
9002, 9003, bases d'audit, définissent trois étendues du système prises en
compte :
-
ISO
9003 : contrôle et essais finals.
-
ISO
9002 : achats, production, installation et prestations associées.
- ISO 9001 : conception, développement, achats, production, installation et prestations associées.
ISO demande de formaliser (= écrire, publier et faire vivre) :
-
l'organisation,
-
les
délégations de responsabilités,
-
les
répartitions des tâches,
-
les
façons de réaliser les tâches,
-
les
enregistrements des contrôles permettant de garantir les résultats des tâches
exécutées en regard des exigences du marché (contrat avec le client...).
Pour assurer :
- la
répétitivité de ce qui marche,
- la
modification de ce qui ne marche pas.
"Formaliser"
n'est pas "Figer".
"Formaliser
c'est communiquer l'intention" (version 2000)
C'est le document
descriptif du système qualité.
Il définit
les dispositions générales contribuant à la qualité.
Il fait
référence et présente l'utilisation des procédures et autres documents en
regard des exigences de la norme.
"Il n'y
a pas d'amélioration permanente sans éléments de mesure"
Un
indicateur qualité est un élément observable permettant de mesurer ce que l'on
fait par rapport à ce que l'on doit respecter ou optimiser :
-
ce
qu'il faut respecter : les besoins des clients et les résultats qu'ils
attendent,
-
ce que
l'on doit optimiser : l'efficacité des processus...
Des
indicateurs qualité peuvent être placés à chaque étape de la chaîne qualité :
=>
qualité attendue, spécifiée, conçue, réalisée, maintenue, perçue,...
Le but des
indicateurs qualité est de mettre en évidence les dysfonctionnements et de
fournir les indications nécessaires pour déterminer les axes d'amélioration
possibles.
L'indicateur qualité = un moyen de progresser.
Un bon
indicateur est factuel, donc objectif.
Les indicateurs
doivent être construits par ceux qui les exploitent.
Les
indicateurs doivent être simples, précis, fidèles.
Un responsable par indicateur est désigné.
Les indicateurs de mesure de la qualité ne doivent pas être confondus avec des indicateurs d’activité : ils tendent vers zéro… non conformités aux demandes des clients … ou, du moins, aux engagements de service qui ont été pris, explicitement… ou non.
C’est là la
notion de «zéro défaut» relatif.
Le «zéro défaut»
n’est pas la perfection absolue qui serait hors d’atteinte (irréaliste) ou
extrêmement coûteuse. C’est, de façon plus réaliste, l’objectif de satisfaction
totale des besoins et attentes des destinataires et utilisateurs des
prestations.
Il importe de
distinguer
les deux volets de
la qualité

- Les indicateurs de
DYSFONCTIONNEMENTS ou d’ANOMALIES (corrigés, rebuts,…) et mesures des coûts de
traitement des non qualités (temps passés aux recherches et redressements).
- Les indicateurs de NON-CONFORMITE des prestations aux engagements pris (éventuellement implicitement), au niveau des produits (défauts) ou des services (cf. retards).
- Les indicateurs reflétant les
INSATISFACTIONS des clients :
- exprimées par des manifestations
verbales d’opinions, réactions « à chaud » ou réponses à des enquêtes,
- révélées par les comportements des
« clients » comportements de consommation et/ou de fidélité (durée, équipement,
prescription spontanée), réactions à des situations provoquées (« client
mystère »),…

Les indicateurs
doivent :
- avoir une définition simple et
admise par tous les acteurs,
- permettre des mesures non
discutables,
- donner des informations
signifiantes, par rapport aux objectifs, pour les utilisateurs.
On doit définir
une périodicité adéquate des mesures.
L'ensemble
des indicateurs doit permettre à chaque acteur de piloter l'activité qualité de
son secteur.
L'élaboration
d'un indicateur qualité se fait en 5 étapes :
1.
partir
du constat des dysfonctionnements,
2.
déterminer
la nature de ce que l'on cherche à mesurer (fiabilité, retard..) et le type
d'indicateurs adaptés (taux, indices...),
3.
s'assurer
de la pertinence et de la précision des indicateurs qualité,
4.
déterminer
les indicateurs de conformité (efficacité du processus),
5.
déterminer
le niveau de pilotage des indicateurs (qui a pouvoir de décider).
=> il faut s'assurer du caractère
consolidable de chaque indicateur
Tableau de Bord
Les indicateurs, qui sont sélectionnés pour chacun des acteurs, doivent constituer un tableau de bord de pilotage adapté aux objectifs, découlant de la délégation de responsabilité.
Ce tableau
de bord doit être construit et organisé afin d'aider le titulaire à réaliser
ses objectifs.
Les
indicateurs :
-
ne
doivent donc pas être trop nombreux, pour une bonne lisibilité,
-
doivent
donner les écarts sur les principaux points à risques, pour bien suivre la
situation par rapport aux objectifs,
-
doivent
donner la situation et les écarts, le plus possible en temps réel pour pouvoir
intervenir très vite et permettre plus
de réactivité,
-
l'indicateur
doit donner le plus directement possible l'écart entre la mesure du réalisé et
l'objectif,
-
un
seuil de valeur de l'écart à analyser doit être défini,
-
la décision,
par principe, doit permettre de supprimer l'écart par action sur les
paramètres.
-
les
décisions correctives ne doivent pas avoir un impact immédiat. Elles doivent
durer dans le temps.
Si nécessaire, la décision de revoir les objectifs doit être prise par la hiérarchie.
Le tableau
de bord qualité est un instrument de management permettant :
- d'informer
le responsable de l'entité,
- de
visualier les écarts, les tendances,
- de montrer
l'impact des décisions prises,
- d'analyser
le présent pour mieux prévoir l'avenir.
Les
retombées positives, suite à l'obtention du certificat, les plus souvent citées
sont internes à l'entreprise :
- Stabilisation du savoir-faire et préservation de la mémoire de l'entreprise.
-
Rigueur
dans les méthodes de travail.
-
Organisation
qualité structurée.
-
Projet
mobilisateur autour d'un objectif commun.
-
Gains
de productivité et diminution des coûts de non-qualité.
"L'auditabilité" correspond au caractère prouvable d'une exigence pour laquelle on peut déterminer, de façon non ambigüe entre auditeur et audité, par des entretiens, l'examen de documents et de données et l'observation de situations, que les activités et résultats sont conformes et efficaces.

=> ex : l'Audit Documentaire consiste à vérifier que le système documentaire répond aux exigences de la norme et est appliqué.
Audit Qualité = suppose définition préalable d'objectif qualité
entre ce que je dois faire et ce que je voudrais faire
Le concept de l'audit qualité permet de mieux comprendre la nuance entre la conformité et l'efficacité d'un système de management de la qualité.

Il faut
toujours parler de management quand on cherche la qualité.
Le manque de
responsabilisation, de délégation, le désintérêt au travail sont des handicaps
certains pour l'obtention de la qualité.
Il faut donc
se poser la question de la qualité du management :
-
comment
sont prises les décisions,
-
comment
est favorisée la motivation du personnel (formation, mutation, variété
des tâches, communication, considération
progression, ambiance...),
-
quel
est le style de management : intérêt pour les hommes, intérêt pour
les tâches...
"Kaizen"
veut dire petite amélioration portée au statu quo.
C'est une
philosophie et une méthode de gestion du changement qui implique tout le monde,
du PDG au simple opérateur, pour rechercher systématiquement des améliorations
continues des processus de production.
Ce type de pilotage
de l'entreprise s'appuie sur la concertation pour progresser par bonds en
travaillant sur les couples objectifs/moyens.
Connu
également sous le nom de "Hoshin management" au Japon et "policy
deployement" aux USA.
Les Quatre
champs de la conduite du changement
pousser - tirer
pouvoir - vouloir

1-
Détermination des évolutions à réaliser, affirmation claire d'une intention, ou
même d'une exigence nouvelle et incitation sans ambiguïté à faire l'effort
d'engager ces modifications (non seulement par des consignes ou la fixation
d'objectifs explicites, mais aussi par l'exemple d'une pratique conforme: le
discours véhiculé pas les actes l'emporte toujours sur celui des propos).
2-
Apprentissage des transformations des métiers et acquisitions de compétences
nouvelles, donnant la capacité à changer (savoir plus et autre chose, pour
faire différemment).
3-
Ajustement et mise en harmonie des dispositifs et moyens en place, facilitant
la mise en oeuvre des nouvelles façons de faire,... de façon durable... et,
donc, permettant d'adapter les pratiques usuelles.
4- Engagement d'une
véritable stratégie de prise en considération des attitudes et aspirations des
personnes concernées: inventaire des avantages (mise en évidence des risques
qu'il y aurait à ne pas changer, récompense systématique des mises en
oeuvre,...), des inconvénients (difficultés éventuelles à changer, pertes
possibles,...) et bilan des gains individuels possibles (immédiats et à
terme)... auxquels les agents impliqués soient sensibles. Les aspects
psychologiques, qui fondent l'importance perçue du changement, sont, ici,
primordiaux. Ils supposent la fourniture d'explications sur les enjeux, les
raisons ou même la nécessité des remises en cause de l'existant,... un renvoi
en miroir des interrogations des intéressés... et, donc, une intense
communication bilatérale. Ils nécessitent souvent une implication active de
toutes les parties, ainsi que la démonstration de la réalité de l'utilité et
des apports (pour les participants eux-mêmes) induits par les nouvelles
pratiques.