La recherche des meilleures performances pour
l'entreprise a conduit chercheurs et praticiens (chefs d'entreprise,
ingénieurs, organisateurs, psychologues, sociologues, ...) à théoriser le résultat de leurs
recherches et de leurs observations.
Trois grands courants se dessinent qui privilégient
chacun une approche particulière de l'organisation :
- un mouvement quantitatif
d'inspiration mathématique,
- un mouvement qualitatif
(psychosociologique) centré sur les problèmes de l'homme au travail,
- un mouvement empiriste
(pratique ou pragmatique) dont les chefs de file sont généralement des
praticiens du management.
==> la théorie des systèmes réalise une synthèse
de ces mouvements.
De l' "école classique" à l' "école de
la gestion par les systèmes" chaque mouvement s'est développé, en réaction
et non en opposition, à celui qui le précédait en l'intégrant plus ou moins
partiellement.
Ainsi par enveloppements successifs, les différents
mouvements forment un tout.
On observe ainsi une oscillation perpétuelle entre
une volonté normative à la recherche
de principes d'application immédiate et une tendance descriptive attachée à l'élaboration de modèles toujours plus
précis.
Cette "dialectique" a reçu l'apport des
sciences comme psychologie, sociologie, recherche opérationnelle, cybernétique,
mais aussi linguistique, ...

Relations entre les trois courants d'inspiration mathématique, psychosociologique et empiriste et les trois zones de formalisation
On a pu dégager, de manière quelque peu arbitraire
six "écoles" de pensée d'inspiration différentes et complémentaires :
- une école
classique directement issue des recherches de Fayol et de Taylor,
- un mouvement des Relations Humaines fortement influencé par les découvertes de la
psychologie et de la dynamique de groupe,
- un courant quantitatif
dévié de la recherche opérationnelle
(le mouvement mathématique),
- un mouvement psychosociologique
constitué en réaction à l'abstraction mathématique et largement inspiré par la
sociologie (l'étude des systèmes sociaux),
- une école
néoclassique qui a cherché à retrouver un contact plus étroit avec les
problèmes concrets de l'entreprise,
- un mouvement dérivé de la cybernétique et connu
sous le nom de Théorie générale des
Systèmes.
Ces mouvements ("écoles") seront analysés
successivement.
Concepts et Principes - Hypothèses implicites - Les reproches
Conséquence de la révolution industrielle amorcée au
19ème siècle et de la concentration des moyens de production, une nouvelle
forme de production émerge au début du 20ème siècle.
Le secteur industriel attire une nombreuse main-d'oeuvre agricole peu adaptée à la production technique et qu'il va falloir intégrer.
C'est dans ce contexte que l'école classique se
développe, principalement dans deux directions.
Le premier mouvement, d'inspiration managériale,
regroupe :
- l'organisation scientifique du travail, avec
l'américain F.W Taylor, qui s'intéresse à la production dans les ateliers,
- l'organisation administrative du travail, avec le
français Henri Fayol.
Parallèlement, l'allemand Max Weber s'est intéressé
au phénomène de l'autorité et a défini la théorie de l'organisation
bureaucratique (c'est à dire rationnelle et légale).
F.W Taylor, ouvrier, puis contremaître et ingénieur,
devient consultant en organisation industrielle pour des grandes entreprises de
l'acier et de la construction navale.
La pensée qui le guide est l'élimination des gaspillages,
de temps, d'argent, de matières... et le recours à une méthode scientifique (et
non à des hommes exceptionnels !).
Taylor affirme que le principal objectif du
management doit être d'assurer le maximum de prospérité pour l'employeur et pour chaque employé.
Ce qui signifie :
- pour l'employeur, non pas de gros profits à court terme mais un développement de tous les aspects de l'entreprise pour qu'elle atteigne un stade permanent de prospérité,
- pour l'employé, non pas des gros salaires tout de
suite, mais son développement personnel pour qu'il travaille efficacement, avec
qualité et avec ses dons personnels.
Conscient de l'opposition entre employeurs et
employés, il explique :
- il existe une fausse croyance chez les ouvriers qu'un accroissement de la production amènera le chômage.
- il y a un mauvais système de management qui restreint l'ouvrier dans sa production : quand il augmente un rythme de travail, le patron n'augmente pas son salaire.
- il y a des désastreuses méthodes de travail qui gaspillent les efforts des ouvriers : ceux-ci reçoivent peu d'aide et de conseil de la direction.
Il énonce ainsi ses quatre grands principes de
management scientifique :
1- L'étude scientifique du travail doit être faite par une équipe de spécialistes car elle est trop compliquée et trop longue à faire par le personnel de production.
2- La sélection scientifique et l'entraînement de
l'ouvrier.
3- Le couplage de l'étude scientifique et de la
sélection scientifique du travailleur.
4- La coopération étroite entre le management et
l'ouvrier.
==> Des ouvriers bien sélectionnés, bien formés et encadrés, et bien payés.
H. Fayol est à la Direction ce qu'est Taylor à
l'atelier !
"La capacité essentielle des agents inférieurs
est la capacité professionnelle, la capacité essentielle des grands chefs est
la capacité administrative".
Ce sont les capacités morales et intellectuelles du
chef qui lui permettent de régler avec efficacité les activités d'autres
fonctions en tenant compte d'un certain nombre de principes.
La fonction administrative (= de direction) se
décline en activités :
- Prévoir
- Organiser
- Commander
- Coordonner
- Contrôler
Pour Max Weber, sa théorie sur la structure
d'autorité lui permet de classer les organisations.
Weber fait la distinction entre pouvoir (= aptitude à forcer l'obéissance) et autorité (= compétence à faire observer volontairement les ordres).
D'où trois types d'organisation selon la manière de
légitimer l'autorité :
- charismatique
: qui repose sur la personnalité du "leader" : organisation instable
par construction et dont la succession est difficile.
- traditionnelle
: fondée sur les précédents et les usages ; le leader tient son autorité du
statut social (héritier, diplôme...).
- bureaucratique
(= rationnelle - légale) : dans laquelle les emplois sont clairement définis et
formalisés, dans une hiérarchie précise où les candidats sont sélectionnés
d'après leurs qualifications par concours !
Cette organisation impersonnelle est très stable et
sécurisante ; elle suppose aussi un environnement stable.
1- Le concept "scalaire", d'où découle le principe hiérarchique, définit
l'entreprise comme un ensemble de classes ou échelons rangés en séquences.
L'échelon supérieur détient l'autorité et peut la
"déléguer" à l'échelon immédiatement inférieur.
Les échelons intermédiaires reçoivent donc une
délégation d'autorité et en transmettent à l'échelon inférieur.
L'échelon le plus bas, la "base", est
dépourvu d'autorité.
D'après le principe hiérarchique, l'autorité descend
par une ligne continue et nette, une échelle bien définie des postes.

2- Le principe de l'unité de commandement
Ce principe clairement énoncé par Fayol, et objecté
par Taylor dénonçant l'impossibilité de trouver un supérieur universel qui
connaisse tout et puisse statuer sur tout, a entraîné la structure dite
"Staff and Line".
Les liaisons "staff" (ou fonctionnelles)
sont subordonnées aux liaisons hiérarchiques, qui sont, elles, soumises au
principe rigoureux d'unité de commandement.
==> L'autorité hiérarchique a le pas sur
l'autorité fonctionnelle.
La structure de l'entreprise prend ainsi la forme
d'un arbre hiérarchique (à l'envers) assez simple, où l'autorité circule à sens
unique du haut vers le bas.
L'ordonnance linéaire et claire des branches est
cependant dissimulée par un feuillage touffu des multiples liaisons (liaisons
fonctionnelles ou de "service") véhiculant des avis, suggestions,
messages non pertinents, communications informelles...
Dans les organisations classiques, l'arbre
hiérarchique est favorisé par rapport au niveau fonctionnel, et de nombreux
malentendus résultent souvent de la confusion entre les liaisons
organisationnelles classiques et les réseaux de communication.
Le principe d'unité de commandement s'applique bien
aux petites entreprises, mais il est souvent mis en défaut dans les systèmes
complexes, où de multiples pressions s'exercent sur des postes polyvalents.
3- Le principe d'exception
définit les limites de la délégation d'autorité.
Cette délégation doit être poussée au maximum, pour
que les décisions soient prises au niveau le plus bas possible.
Les tâches routinières ou habituelles seront remplies
par les subordonnés, les tâches exceptionnelles étant confiées au supérieur
hiérarchique.
4- Le concept d'éventail
de subordination
Les trois principes : hiérarchique, unité de
commandement et d'exception ont conduit à se poser la question du nombre
optimal de subordonnés d'un même chef.
(L'armée romaine comptait un chef pour dix soldats)
L'éventail de subordination est de dix à trente pour
les activités physiques et de trois à huit pour les activités mentales.
Un éventail étroit conduit à des organisations à
structures "hautes", bien coordonnées et étroitement contrôlées.
Ces structures sont efficaces mais peu favorables à
l'initiative (organismes militaires).
Un éventail large détermine des structures
"plates", qui exigent des chefs hiérarchiques de valeur et stimulent
la créativité.
5- Le principe de spécialisation organisationnelle appliqué par Taylor à
l'organisation des postes de travail.
La spécialisation rigoureuse est aujourd'hui critiquée
à la fois sur le plan humain (monotonie, absence de motivation) et sur celui de
l'efficacité (absence de polyvalence, caractéristique du comportement
humain...).
6- L'application de la méthode scientifique
Mise en application directe à l'entreprise de la
méthode expérimentale de Claude Bernard et de la méthode scientifique de
Descartes.
Rappel
:
|
Claude Bernard |
Descartes |
|
1- observation (analyse
détaillée) |
1- principe d'évidence (bon
sens) |
|
2- élaboration d'hypothèses |
2- principe d'analyse (division
des tâches ==>
parcellisation) |
|
3- expérimentation |
3- principe de synthèse (remise
en ordre ==> hiérarchie) |
|
4- élaboration de lois quantitatives universelles |
4- principe de dénombrement et de généralisation
(exhaustivité) |
|
5- contrôle et rectification de ces lois |
|
- L'efficacité peut se mesurer en terme de productivité, abstraction faite du facteur humain (mécaniste).
- Les hommes se comportent de manière logique et
raisonnable (rationaliste).
- Les hommes ont besoin d'être soumis à une
supervision détaillée (ils fraudent !).
- Les tâches doivent être rigoureusement définies et
ne doivent pas empiéter les unes sur les autres.
- Le travailleur cherche la sécurité et la définition
claire de son cadre de travail (matérialiste).
- L'entreprise est un système fermé, complètement
analysable.
- Les seuls échanges entre individus dont on doit se
préoccuper sont officiels et formels.
- Les activités doivent être définies de manière
objective et impersonnelle (dépersonnalisation des fonctions).
- La seule motivation des travailleurs est le salaire
: la mise au point d'un système équitable de rémunération suffira à obtenir
leur adhésion.
- La paresse naturelle de l'homme implique une
stricte supervision.
- La coordination doit être imposée et contrôlée par
le haut.
- la délégation d'autorité se fait de haut en bas.
- Les tâches simples sont plus faciles à assimiler :
il faut donc instaurer une division du travail aussi fine que possible pour
accroître la productivité.
- la naïveté de ses principes,
- le caractère douteux et souvent implicite de ses
hypothèses,
- l'existence de propositions contradictoires et
souvent ambiguës
ex : l'initiative laissées aux employés et la
centralisation des décisions.
De plus :
- l'inexactitude et les lacunes des hypothèses
relatives aux interactions,
- la minimisation de l'impact des conflits,
- la sous-estimation de la complexité des individus
comme centres de traitement de l'information,
- la méconnaissance des mécanismes cognitifs,
"Les hommes sont bêtes, paresseux,
malhonnêtes."
Les doctrines des créateurs (Taylor, Fayol, ...)
étaient bien adaptées à l'esprit et aux conditions de leur époque.
Si cette école a vieilli, certains de ses principes
demeurent valables et il est indispensable de bien les connaître avant
d'entreprendre toute action d'organisation.
Elton Mayo - Douglas Mac Gregor
Barrières à la
communication - Les Principes - La Portée de l’Ecole des RH
L’évolution des techniques de production, et les
transformations qu’elles impliquent quant au caractère du travail, donne
naissance à une nouvelle science : l’ergonomie
dont la finalité est l’adaptation du travail à l’homme.
(l’Organisation Scientifique du Travail trop
exclusivement centrée sur la tâche et en particulier sur la normalisation de la
tâche, néglige l’analyse de l’activité de l’opérateur).
Par ailleurs, la psychologie appliquée, issue des
travaux de Freud, a fait ressortir l’importance des facteurs physiologiques,
liés à l’environnement physique et aux conditions de travail, sur la
productivité des entreprises (théorie behavioriste).
Enfin, la crise de 1929 est à l’origine d’un certain
mouvement de contestation de la pensée classique et de son rationalisme.
Tel est le contexte dans lequel se développe l’Ecole des Relations Humaines, en réaction contre les insuffisances de l’Ecole Classique, dont elle est en fait complémentaire.
Les expériences de Hawthorne (Western Electric),
inspirées par Elton Mayo et Fritz J.
Roethlisberger ont rendu ce mouvement célèbre.
L’observation minutieuse du comportement des hommes
au travail a conduit à la recherche méthodique des motivations et liaisons qui assurent l’adaptation du groupe aux
objectifs à atteindre.
Les phénomènes de coopération et de conflit, les barrières à la communication, ont été
particulièrement étudiés.
Australien,
il commence aux USA des études sur la fatigue au travail
(==> absentéisme, accident du travail...) et montre le caractère
“psychologique” important de la fatigue.
Ex : L'enquête à la Western Electric (compagnie
prospère, à hauts salaires et grande préoccupation sociale des dirigeants)
auprès d’un groupe de travailleurs sélectionnés : une série de changements,
positifs ou négatifs, en plus ou en moins (éclairage, contrôle de température
et humidité, primes, horaires, pauses...) entraînait toujours un accroissement
de productivité.
Conclusion de Mayo : les changements eux-mêmes
n’expliquent rien ! Les bons résultats s’expliquent par les relations
confiantes qui s’étaient établies avec la Direction.
==> Le groupe était devenu une équipe homogène,
avec ses propres objectifs, sa propre solidarité et la satisfaction au travail
venant de la forme sociale du groupe de travail.
==> Quand la participation, la coopération, la
discussion s’établissent, les conditions physiques ont peu d’importance !
Roethlisberger en a
conclu :
1 - la somme de travail accompli par un ouvrier n’est pas déterminée par sa capacité physique mais par sa capacité sociale,
2 - les rémunérations non économiques jouent un rôle
capital dans la motivation et le bonheur des travailleurs,
3 - la plus haute spécialisation n’est pas la forme
la plus efficace de la division du travail,
4 - les travailleurs ne réagissent pas à la direction
de l’organisation, à ses normes et à ses récompenses en tant qu’individus mais
en tant que membres d’un groupe.
==> l’organisation humaine ne se confond pas avec
l’organisation technique et il y a souvent opposition entre elles.
Pense que la manière dont une organisation est dirigée
résulte directement de la conviction de ses dirigeants.
“Derrière chaque décision de commandement ou
d’action, il y a des suppositions implicites sur la nature humaine et le
comportement des hommes”.
Mac Gregor a suggéré le terme de Théorie X pour définir l’ensemble des postulats qui ont prévalu
dans les thèmes classiques du management depuis H. Fayol :
- les hommes sont naturellement paresseux, n’aiment
pas le travail, ont besoin à la fois de la carotte et du bâton pour avancer,
sont immatures, ont besoin d’être dirigés et sont incapables de prendre des
responsabilités.
La Théorie Y
postule au contraire que les individus ont, psychologiquement, besoin de
travailler, qu’ils désirent s’accomplir personnellement et exercer des
responsabilités.
Cette théorie Y est mise en défaut par des
expériences menées par Maslow qui en déduit qu’elle fait peser de trop lourdes
charges sur les individus, qui veulent en réalité être orientés, dirigés et
subir une certaine forme d’autorité.
A Maslow, psychologue américain, a établi une hiérarchie des
besoins en cinq niveaux :

1er niveau
: besoins physiologiques : manger, boire, dormir, se vêtir... ils sont
satisfaits dès qu’un niveau minimum de rémunération est obtenu en échange d’un
travail.
2ème niveau
: besoin de sécurité : protection, assurance, retraite...
3ème niveau
: besoins sociaux : association, acceptation par les autres, recevoir - donner,
informer - être informé...
4ème niveau
: besoins d’estime de soi : confiance, autonomie, compétence, achèvement...
5ème niveau
: auto-réalisation : considération, statut, développement personnel...
Le besoin de niveau N+1 n’est concerné que lorsque le
besoin de niveau inférieur est satisfait.
F. Herzberg a étudié pour sa part les degrés de satisfaction :
|
Niveaux de Maslow |
insatisfaction |
satisfaction |
|
4 3 2 1 |
|
|
- les facteurs d’insatisfaction correspondent à des
facteurs des trois premiers niveaux de Maslow
- les facteurs de satisfaction sont ceux des deux
niveaux supérieurs
- les facteurs d’insatisfaction restent insatisfaits tant
qu’ils le sont ! ... l’énergie dépensée à vouloir satisfaire un besoin qui
l’est déjà n’apporte pas pour autant de la satisfaction.
Les facteurs de progrès et d’action du manager doivent
concerner avant tout les facteurs de satisfaction, qui ne comportent pas de
limites maximales !!
1 - le problème sémantique des valeurs différentes
portées aux mots selon les individus.
2 - l’incapacité d’”entendre” des messages en
contradiction avec des convictions profondes.
3 - la présence, dans de nombreuses communications,
d’un contenu “manifeste” et d’un contenu “latent” ou sous-entendu.
4 - le statut ou le prestige des supérieurs.
5 - l’absence de réciprocité dans les communications
et les affects.
(==> d’où
le développement des séminaires de communication pour “apprendre à communiquer”
dans l’entreprise)
Les différences fondamentales qui séparent l’école
des relations humaines de l’école classique portent sur les points suivants :
a - la décision est décentralisée.
b - l’étude porte sur des groupes et non sur des individus.
c - la force d’intégration repose sur la confiance plutôt que sur l’autorité.
d - le superviseur est un agent de communication interne et intra groupe plutôt que le
représentant de l’autorité.
e - l’accent porte davantage sur la responsabilité que sur le contrôle
extérieur.
Le mouvement des RH a suscité de nombreuses critiques
qui ont essentiellement porté sur son inefficacité
opérationnelle.
Certes, il est légitime de mettre en doute les vertus
respectives de la carotte
(rémunération) et du bâton (sanction)
recommandés par les classiques mais l’homme, pour travailler efficacement, a
besoin de motivations.
Les bonnes relations dans l’entreprise, un sentiment
de bien-être et de confort, les conditions favorables d’ambiance peuvent
prévenir les conflits, mais ne constituent pas en eux-mêmes des motivations
suffisantes.
La coopération amicale ne suffit pas à inciter les
hommes à se dépasser.
L’Ecole des comportements a néanmoins joué un rôle
important :
- elle constitue une transition entre école classique
et les mouvements modernes,
- elle a eu le mérite de réagir vigoureusement contre
les insuffisances des classiques dont elle constitue un complément
indispensable.
Les différences essentielles entre la Théorie
Classique de l'organisation et celle des Relations Humaines sont schématisées
dans le tableau ci-dessous :
|
|
Ecole
Classique |
Ecole des
RH |
|
Décision |
centralisée |
décentralisée |
|
Unité de base de l'organisation |
individu |
groupe |
|
Structure |
formelle |
et informelle |
|
Force d'intégration |
autorité |
confiance |
|
Fonction du supérieur |
représentant de l'autorité |
agent
de communication inter et intra groupe |
|
Attitude vis à vis du travail |
contrôle extérieur |
responsabilité |
Comme pour l'Ecole Classique, on perçoit bien les
idées sous-tendues par la conception de l'homme au travail : plus il est
heureux, plus il est productif.
Le paternalisme
constitue une forme caricaturale de cette conception.
Article : « Henry Ford et le Fordisme »