Certification ISO : un passeport commercial
Les entreprises se lancent souvent dans l'assurance qualité
sous la pression de leurs clients. Pour découvrir dans l'Iso 9000 un outil de
gestion efficace.
Les certifications ISO 9000 sont devenues un argument majeur pour les
entreprises. Editées par un organisme de normalisation ISO (International
Organisation for Standardization) basé à Genève, ces normes permettent de
mesurer, au travers de référentiels objectifs, la qualité de gestion et
d'organisation d'une entreprise.
"L'assurance qualité porte sur les processus de production
et ne garantit pas les produits. L'hypothèse retenue est la suivante : une
entreprise bien gérée fournit des produits de qualité."
En dix ans d'existence, les certifications ISO sont devenues de
véritables armes commerciales : elles servent de référence chez les grands
donneurs d'ordres et d'outil de sélection pour les acheteurs. Il est donc
difficile d'ignorer ce nouvel outil qui crée une relation de confiance dans
les relations client-fournisseur *.
La démarche des entreprises répond à une double motivation, externe et
interne.
C'est en effet souvent sous la pression de leurs clients que les
sociétés se soumettent aux normes de l'assurance qualité.
L'utilisation de ces normes Iso peut aussi répondre au besoin de
l'entreprise d'améliorer sa gestion et son organisation, de motiver son
personnel, d'accroître sa productivité ou de réduire ses coûts. "Une
entreprise peut avoir des produits de bonne qualité tout en ayant une
organisation interne défaillante. Elle vend ses produits, mais les réalise à un
coût trop élevé".
La procédure de certification comporte plusieurs étapes clés : une phase
conceptuelle avec la rédaction d'un "manuel qualité" par
l'entreprise, puis la réalisation d'un audit par l'organisme certificateur
indépendant.
Une fois passée au travers des critères de sélection, l'entreprise
obtiendra la mention certification Iso, renouvelable tous les trois ans.
L'assurance qualité a toutefois des détracteurs : certains lui
reprochent un côté procédurier et rigide nuisible à l'innovation**.
"Il s'agit d'un outil parmi d'autres avec ses avantages mais aussi ses
limites. Chaque entreprise devrait adapter ces normes à son métier".
Figéco, le 02/03/1998
Questions
1/ comment pourrions-nous définir la qualité de gestion ? la qualité
d'organisation ?
2/ pourquoi les "processus de production" sont-ils les seuls
concernés ?
3/ * en quelles autres circonstances les relations de confiance
sont-elles utiles ?
4/ ** comment pourrions-nous éviter "le coté procédurier" ?
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