Master de Gestion Internationale de Patrimoine : bilan et perspectives

  

Mis à jour Septembre 2010

 

Le Master de Gestion Internationale de Patrimoine est le nom d’usage de deux cursus diplômants, créés et dirigés par le professeur Didier MAILLARD, titulaire de la chaire de Banque :

 

§         Un DESS de Gestion Internationale de Patrimoine, créé en 2002, et qui compte trois promotions de diplômés (2004 à 2006)

§         Un Master (ou plus précisément le cursus M2 d’un Master de Sciences de Gestion, mention Finance de Marché, spécialité Gestion de Patrimoine), créé en 2005 et qui devrait compter à l’automne 2009 quatre promotions de diplômés, correspondant à la période de l’habilitation accordée par le Ministère de l’Enseignement supérieur.

 

La différence de cursus entre le DESS et le Master 2 de Gestion Internationale de Patrimoine a été réduite au minimum, et il existe une continuité quasi-totale entre les deux versions du produit. Le cursus, auquel on accède après une sélection à l'entrée, comprend un peu plus de 400 heures d'enseignement, et la rédaction d'un mémoire.

 

L’objectif poursuivi a été d’offrir un cursus et un diplôme de haut niveau répondant à la montée en puissance, et en gamme, du métier de gestionnaire de patrimoine : masse tendanciellement croissante des patrimoines à gérer professionnellement, clientèle de plus en plus éclairée sur les questions économiques et financières, ouverte à l’international, et exigeante en termes de résultats obtenus et de services rendus.

 

L’objectif a été largement rempli. Le parcours, difficile et exigeant, a fait l’objet d’une appréciation positive par ceux qui l’ont réalisé. Il a été souvent accompagné, ou suivi, par un saut de carrière et une progression marquée de la rémunération.

 

Crise financière et gestion de patrimoine

 

L’accent mis dans le parcours sur l’économie et la finance, et l’insistance mise sur les notions d’efficience et d’absence de rendement élevé sans prise de risque ont bien équipé les diplômés face à la crise financière et aux dérives qui ont affecté certains fonds d'investissement ou produits financiers.

 

Le métier de la gestion de patrimoine est globalement moins touché par la crise que d’autres métiers financiers, comme la banque d’investissement (notamment le trading) et même la gestion d’actifs (asset management). Mais il n’est pas complètement épargné. Les revenus de l’industrie, qui sont en partie assis sur la valorisation des actifs financiers, sont négativement affectés par la chute des marchés et par le report vers des actifs moins risqués, qui génèrent souvent des commissions plus faibles. Des clients sont susceptibles d'exprimer leur insatisfaction à l'égard des services rendus. Tous les acteurs du métier ne sont pas également touchés, et certains tireront leur épingle du jeu mieux que d'autres. En moyenne, le secteur connaîtra temporairement un certain tassement.

 

Perspectives

 

Si une spécialité gestion de patrimoine du Master devait à nouveau être créée (il n'est pas possible à ce stade de donner d'indication sur sa possibilité), ce serait, pour une rationalisation des moyens, avec un tronc commun significatif avec la spécialité gestion de capitaux. Ce tronc commun comprendrait les enseignements suivants, actuellement ouverts :

- un cours de finance de marché de haut niveau (GFN203 et GFN204)

- un cours de macroéconomie financière (GFN227)

- un cours d'économie bancaire (BAN201).